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Articles, publications et communications

— Rédaction de plusieurs comptes rendus pour la revue des Annales (Histoire, Sciences Sociales).
 
— « Hésiode : une poétique de la vérité ? », Actes du XVème Congrès de l’association Guillaume Budé (Orléans, août 2003), 2007, p. 190-199.
 
— « Réalités et vérités dans la Théogonie et les Travaux et les Jours d’Hésiode. », Mètis, N. S. 4, 2006, p. 139-164.
Dès les premiers vers de ses deux grands poèmes, Hésiode nous apprend qu’il va nous faire entendre la vérité. Toutefois, ce constat ne fait qu’ouvrir la voie à de nouvelles questions. Et, d’abord, quelle est cette vérité qu’Hésiode appelle tantôt les ἀληθέα, tantôt les ἔτυμα ? « Poétique », elle s’exprime au sein d’une composition littéraire : n’est-elle pas dès lors nécessairement « fiction » alors même qu’elle est véridique ? Divine dans la Théogonie, humaine dans Les Travaux et les Jours, la vérité dans l’œuvre d’Hésiode offre, paradoxalement, deux visages, selon qu’elle habite le temps des dieux ou celui des hommes, l’histoire de Prométhée et de Pandora ou le mythe des races.
 
— « Priam ou la force de l’âge », Mètis, N. S. 7, 2009, p. 137-170.
Au début du Chant III de l’Iliade, Hector propose à son frère Pâris de régler par un duel avec Ménélas l’issue de la guerre de Troie. Le défi est lancé et l’Atride le relève, mais à la condition que Priam, et non ses fils, dont il se défie, règle le combat. Toutefois, Ménélas n’évoque pas la sagesse du souverain troyen, mais convoque au contraire « la force de Priam » : Πριάμοιο βίην. Or la « force » dont il est question ici, la βίη, est en grec toute physique, souvent martiale, violente et brutale, et parfaitement absente des vieillards, qui l’ont perdue. Cette étrange formule constitue donc presque un oxymore et mérite qu’on s’y arrête.
 
— « Il(s) frappai(en)t à la ronde : Remarques sur la signification de l’adverbe ἐπιστροφάδην dans les épopées homériques », Revue des Études Grecques, tome 121, 2009, p. 421-442.
L’adverbe ἐπιστροφάδην, « en se tournant de tous côtés, à la ronde », est d’un emploi assez rare dans la diction homérique. On en trouve deux occurrences seulement dans l’Iliade : Diomède dans la Dolonie « tuait à la ronde » Rhésos et ses Thraces (κτεῖνε δ’ ἐπιστροφάδην : X.483) ; Achille lors de son aristie « frappait à la ronde » les Troyens (τύπτε δ’ ἐπιστροφάδην : XXI.20). Deux autres dans l’Odyssée peignent avec les mêmes formules (τύπτον δ’ ἐπιστροφάδην : ΧΧΙΙ.308 et κτεῖνον δ’ ἐπιστροφάδην : XXIV.184) le massacre des prétendants par Ulysse et ses trois compagnons. Dans son livre Ulysse polutropos, Pietro Pucci rapproche ces emplois et montre comment, grâce au jeu formulaire, Ulysse, au terme de son épopée, mime les héros iliadiques, l’homme aux milles ruses devenant, le temps de sa vengeance, un champion de la force. Reste pourtant une cinquième et dernière occurrence à expliquer : dans l’Hymne homérique à Hermès (210), l’adverbe ἐπιστροφάδην sert à décrire la fuite « en tous sens, tournoyante, tourbillonnante » et pleine de fourbe qu’entreprend le jeune dieu qui vient de voler les vaches d’Apollon. Le mot n’appartient pas ici au domaine de la force martiale : βίη, mais à celui de sa grande rivale, l’idée : μῆτις. Comment, dès lors, concilier ces emplois apparemment contradictoires ?
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